Hier soir, le samedi fut fort cool... Petite soirée tranquilloute avec deux bonnes amies au théâtre des deux rives. La pièce était vachement bien ficélée, niveau texte, mise en scène, etc... Et puis surtout les comédiens (on en connaissait quelques uns)... Et de plus en plus, quans je vois ce genre de représentations, qui fonctionnent si bien comme si c'était une évidence, comme si elles courraient avec la limpidité de l'eau, ben ça m'émeut, et je me retrouve comme une merde à halluciner. C'est quand même cool de se dire que malgré le monde fort compliqué dans lequel nous vivons, malgré tous les problèmes que les intermittents rencontrent, malgré la fragilité plus que présente du théâtre, des miracles pareils soient encore possibles. Car oui, une représentation théâtrale (lorsqu'elle est bien faite, qu'elle s'enchaîne comme il faut etc...) est un miracle. De se dire que tout une équipe d'hommes et de femmes se sont réunis pour étudier le texte, tous ses possibles, qu'une mise en scène a été campée... bref, tout ce travail rendu au service du texte et du public, moi ça me fait tripper. Le moment où tout cet acharnement est visible, c'est surtout au moment du salut. J'ai du mal à le définir, mais les comédiens vous présente leur vrai visages, déformé par l'effort de la représenation passée. On les sent exténués, mais remplie d'une satisfaction immense. C'est un moment magique où ils ont pas vraiment encore quitté l'univers de la pièce, et où en même temps, on peut les voir un peu en dehors. C'est un moment transitoire exceptionnel. Et le plus beau dans tout ça, c'est de se dire qu'ils en font leur métier, qu'ils vivent de cette fragilité et de ce miracle qu'est un spectacle de théâtre.
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