C'était un matin de vacances, je me réveillais doucement, il devait être 12h00 comme c'est bon de ne rien faire sous sa couette où il fait si noir, si chaud, si doux... coupée du monde, je m'y enfonce de plus en plus jusqu'à apercevoir un petit animal qui me fait signe de le suivre. Il avait les yeux noirs, petits et brillants. Sa peau était d'une blancheur de lune avec des reflets pareils à une perle. Son crâne était carré, et se finissait par deux petites oreilles en pointe. Je décidais donc de le suivre. Il ouvrit une brêche dans le matelas, et s'y enfonça. Je me précipitait vers la brêche, sachant que j'étais trop grande pour y rentrer, mais au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de mon oeil, je me sentais rapetisser de plus en plus... j'atteignis bientôt la même taille que le petit bonhomme. Ce matelas que j'avais martelé tant de nuits par mon poids, se trouvait être une épaisse forêt d'arbres et de lianes en coton qui m'entouraient. Je finis par retrouver le petit animal qui me fit signe de le suivre à nouveau. Il se déplaçait en bondissant comme un kangourou. Hypnotisé par son moyen de locomotion, je rastais bouche bée. Il se retourna donc et me fit signe de faire de même. Je commençais donc à sauter, et me mis incroyablement à bondir avec la légèreté d'une plume. Nous parcourûmes ainsi la forêt une bonne demi-heure, jusqu'à ce que j'aperçu un autre peit bonhomme semblable à mon guide. Cette fois-ci on aurait dit une fille, elle était pareil à l'autre, mais ces cils étaient recourbés. Elle était étendue par terre, ces yeux étaient d'une couleur transparente, et semablaient être morts. Le petit être qui m'avait conduit jusque là la regarda un long moment, puis se mit à sangloter, avant de pleurer silencieusement.
Etait-elle morte? Elle n'en avait pourtant pas l'air. Je me penchais alors sur son corps, et ovserva de plus près son regard. En regardant bien, on voyait en effet sue ses yeux étaient transparents, mais tout au fond de la pupille, on voyait un petit nuage tout blanc. Sur ce nuage, une minuscule flamme s'embrasait. Je me penchais alors davantege, jusqu'à sentir un vent violent m'emporter. J'ai du perdre connaissance, car je ne me rappelle pas de ce moment avec précision.
Lorsque je repris connaissance, la première chose que je vis, fut la tâche de lune qui m'avait acconmagné jusque là. Je me redressais doucement alors, pour m'apercevoir que l'endroit où nous nous trouvions n'était autre que le nuage qua j'avais visualisé auparavant dans l'oeil du petit animal étendu. Je demandais alors à la tâche de lune de m'expliquer ce que nous devions faire, je commençais à paniquer, à me dire que c'était pas possible, que j'avais dû me droguer la veille pour voir toutes ces choses... D'un regard brillant et profond, il me calma immédiatement, et me montra du doigt sa gauche. Je ne voyais pas grand chose, mais en persistant, je pus apercevoir un point rouge-orange qui bougeait. Il me fit me lever, et m'emmena vers ce point rouge. On était en train de courir... C'est très bizarre de courir sur un nuage, on a l'impression que le sol se dérobe sous vos pieds, et qu'à la fois il est aussi solide que du bitume. Au fur et à mesure que nous nous rapprochions, le point rouge se révélait être la petite flamme que j'avais vu dans l'oeil du petit être. Elle était presque éteinte, mais à l'intérieur, des images défilaient des deux petits êtres qui se regardaient tendrement l'un l'autre, se tenaient la main et bondissaient à travers la forêt. Je compris alors que la flamme représentait l'âme du petit être, et qu'elle était presque éteinte.
Mon petit guide sanglotait encore, desepéré par cette situation, par l'idée de perdre celle qu'il aime... Ces pleurs abondaient de plus en plus, et venaient gonfler le nuage d'eau, qui grossissait à vue d'oeil. Cette situation me désola tout autant, et je sentis alors ma vision se brouiller, et des gouttes de larmes perler sur ma joue. Sans faire attention, je pleurais juqte audessus du feu, et au contact de la maigre flamme, les larmes se transformaient en minuscules petite flammes qui vinrent grossir le feu. Je ne m'en apperçu qu'au moment où je sentis une chaleur de plus en plus intense vers moi, jusqu'à me brûler les pieds. Il y eut alors une immense secousse, et la petite tâche de lune et moi tombâmes en arrière, jusuqu'à nous sentir glisser du nuage. Je criais, prenant peur de me retrouver dans le vide, mais an vérité, au fur et à mesure que nous descendions, nous nous retrouvions sur la joue blanche du petit être étendue. Elle aussi pleurait, et ses larmes nous aidèrent à sortir de ses yeux. Lorsque nous aterrissêmes par terre, nous avions repris une taille normale. Je découvris alors l'amie de la tâche de lune se redresser, essuyer ses larmes, et se jeter dans les bras de son ami. Je voulus en faire de même, mais sentis à nouveau un vent violent m'emporter, et m'assomer de nouveau. Je me réveilla dans mon lit... Etait-ce un rêve? Etait-ce la réalité? Etait-ce mon imagination qui à coup sûr est celle d'une psychopate?... Je n'ai jamais eu la réponse, même si j'ai essayé bien des fois de me replonger au fond de ma couette pour revenir deans ce monde de coton...